Musée d'art moderne et contemporain de Saint-EtienneSaint-Etienne Méetropole
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Expositions archivées

 
frank,stella,agbatana
Frank STELLA, "Agbatana II", 1968. Acrylique sur toile. 305 x 458 x 8 cm. © ADAGP, Paris 2014. Photo : Yves Bresson / Musée d'art moderne.
 
Sol LEWITT, "Serial project n°1, A 4", 1966. Tube de section carré en aluminium laqué. 70,5 x 203 x 203 cm. © ADAGP, Paris 2014. Photo : Yves Bresson / Musée d'art moderne.
 
Morris LOUIS, "Addition VI", 1959. Résine acrylique sur toile. 264,2 x 322,6 cm. © Morris Louis. Photo : Yves Bresson / Musée d'art moderne.
 
Robert MORRIS, (Sans titre), 1968 - 1969. Aluminium. 150 x 428 x 420 cm. © ADAGP, Paris 2014. Photo : Yves Bresson / Musée d'art moderne.
 
Kenneth NOLAND, "Data line", 1967. Acrylique sur toile. 249 x 513 cm. © ADAGP, Paris 2014. Photo : Yves Bresson / Musée d'art moderne.
 
 
USart
Collection du musée // Art américain
Du 18 janvier 2014 au 25 janvier 2015
 

L'accrochage des collections présente un ensemble important d’œuvres représentatives de l’intense activité artistique menée aux États-Unis après la deuxième guerre mondiale, autour de l’Abstraction. New York devient le centre de cette effervescence qui se manifeste dans les galeries (Peggy Guggenheim, Betty Parsons) et dans le débat critique. Cette présentation des collections met en évidence deux tendances de l’abstraction américaine, une très coloriste et matiériste proche des recherches de la "Colorfield Painting" (1), avec les œuvres de Morris Louis, Jules Olitski, ou Larry Poons, l’autre plus formelle, représentée par les artistes de l’"Hard Edge" (2) et du "Minimal Art".

Parmi les critiques qui marquent la réflexion sur l’art abstrait américain se trouvent Harold Rosenberg et Clement Greenberg. Ce dernier prône l’analyse purement formaliste de la peinture (formes, couleurs, surfaces, bidimensionnalité) et avance l’idée d’une peinture autoréférencée, qui se prend elle-même comme sujet. L’abstraction américaine affirme une nouvelle conception de l’espace pictural : sans profondeur, frontal et économe dans ses procédures.

C’est en janvier 1965, dans la revue "Art Magazine" que le critique d’art Richard Wolheim utilise le terme de "Minimal Art" pour désigner le travail d’artistes ayant une esthétique commune malgré des recherches diversifiées.

Ce qui les rassemble, c’est une tendance à la réduction au profit de formes géométriques simples et de structures primaires. Des systèmes sériels et modulaires s’associent à des processus de répétitions, de permutations, de combinaisons ou de variations de ces formes élémentaires.

Mais c’est surtout le refus de tout symbolisme, pour l’affirmation d’un art concret qui anime les recherches de Donald Judd, Carl Andre, Sol LeWitt, Robert Morris et de leurs précurseurs Frank Stella et Ellsworth Kelly. Il s’agit, pour reprendre l’expression de Donald Judd, de créer des "objets spécifiques" réfutant les catégories traditionnelles qui opposent la peinture et la sculpture et de produire des œuvres qui rentrent en résonance avec l’espace qui les entoure.

Elles offrent au spectateur une expérience esthétique nouvelle : il ne s’agit plus d’identifier les formes pour elles-mêmes mais de faire l’expérience physique d’une œuvre dans un milieu ou un environnement singulier.


MUSIQUE ET DANSE MINIMALISTES

Parallèlement aux recherches des artistes plasticiens se développent d’autres pratiques artistiques relevant de l’esthétique minimale. C’est à New York, au sein de la Judson Memorial Church, autour de la figure d’Anna Halprin, que s’expérimente une nouvelle conception de la danse. Entre 1960 et 1962, un groupe informel se constitue, composé de danseurs, de chorégraphes, de compositeurs et de plasticiens. Trisha Brown, Lucinda Childs, Yvonne Rainer pour la danse, Terry Riley, La Monte Young, Steve Reich, Philip Glass pour la musique animent les programmes de ce qui constituera bientôt le Judson Dance Theater.

Anna Halprin développe une nouvelle forme de danse, élaborée à partir de gestes du quotidien et complétement dépouillée des artifices théâtraux, liés aux ballets classiques.

De nombreux chorégraphes de ce groupe ont œtravaillé les processus de répétition de mouvements simples, ce qui les rapproche des compositeurs minimalistes. En effet, Terry Riley, Steve Reich ou encore Philip Glass utilisent de court motifs mélodiques harmoniques ou rythmiques qui, répétés, subissent d’infimes variations provoquant des effets psycho-acoustiques chez l’auditeur qui se sent alors comme bercé, hypnotisé.


FOCUS SUR UNE ŒUVRE PHARE DE LA COLLECTION // "ABGATANA II", FRANCK STELLA

Ce tableau de Franck Stella, "Agbatana II", appartient à la série des "Protractors" (Rapporteurs). Comme le nom de la série l’indique, Frank Stella utilise un rapporteur pour réaliser des variations de demi-cercles colorés qui fonctionnent comme des modules. Le titre "Agbatana II "renvoie au nom d’une ancienne cité d’Asie Mineure dont le plan était circulaire. Le numéro "II" indique le type de motif : il s’agit ici de déclinaisons autour de l’arc-en-ciel, évoquant les "Disques simultanés" de Robert Delaunay (1885 – 1941, fondateur de l’orphisme, mouvement issu du cubisme).

Stella applique des acryliques de différentes couleurs, plus ou moins rompues, rabattues, saturées, pour créer des contrastes de plans. La composition est structurée par le jeu de quatre toiles peintes, agencées comme des modules, dont la forme extérieure est déterminée par la découpe du châssis ("Shaped canvas"). À l’intérieur des toiles, les formes circulaires semblent se répéter, se croiser, se superposer, se chevaucher. Stella recherche ici une unité formelle dans le tableau, qui passe par la répétition et la mise en abyme du module et du motif.


CITATIONS

"Ma peinture est fondée sur cette réalité concrète qu’il n’y a là rien d’autre que ce que l’on voit. Elle est réellement un objet."
Frank Stella

"L’espace réel est intrinsèquement plus puissant et spécifique que la peinture sur une surface plane. De toute évidence une chose en trois dimensions peut adopter toute forme régulière ou irrégulière et peut entretenir toute relation avec le mur, le sol, le plafond, l’espace, les pièces ou l’extérieur."
Donald Judd

"Mon travail est athée, matérialiste et communisant. Il est athée parce qu’il est sans forme transcendante, sans qualité spirituelle ou intellectuelle. Matérialiste parce qu’il est fait de ses propres matériaux. Et communisant parce que la forme est accessible à chaque individu à titre égal."
Carl Andre

"Simplicité de forme ne signifie pas nécessairement simplicité de l’expérience."
Robert Morris


GLOSSAIRE

(1) "La Colorfield painting" : ("peinture du champ coloré") constitue l’une des tendances de l’Expressionisme Abstrait Américain. Elle se caractérise par de grandes toiles qui présentent de grandes surfaces saturées de couleur. La notion de Colorfield développée par le critique Clement Greenberg dans son essai intitulé Modernist Painting, implique que seules les réactions optiques comptent dans la peinture, évacuant ainsi tout autre sujet que la couleur elle-même.

(2) "Hard Edge" : tendance de la peinture abstraite américaine, apparue dans les années 1950 qui se caractérise par la rigueur géométrique, l’économie formelle et la netteté des surfaces de couleurs en aplats.


ON EN PARLE !

A LIRE

Vendredi 24 janvier 2014
lesechos.fr "New York à Saint-Etienne"
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CATALOGUE DES COLLECTIONS XXE SIÈCLE
"D'un siècle à l'autre", catalogue des collections XXe siècle du Musée d'art moderne et contemporain.
À l'occasion de son vingtième anniversaire (1987-2007), le Musée d'art moderne et contemporain a publié aux éditions Skira un nouveau catalogue de ses collections du XXe siècle. Tout en donnant une vision d'ensemble de la collection et de ses chefs-d'œuvre, cet ouvrage met en avant la politique d'acquisition du musée durant ces vingt dernières années.


Une édition française et une édition anglaise / Éditeur : Skira, Paris / Prix : 35 euros version brochée ; 49 euros version reliée / Pages : 272 - Illustrations : 285 - Format : 24 X 28 cm / Date de parution : décembre 2007 / Disponible à La Boutique du musée.


RETOUR SUR EXPÉRIENCES

VISITE


Mercredi 26 mars 2014
> Visite Unis-Cité Loire

STAGES ENFANTS VACANCES


Jeudi 6 vendredi 7 mars 2014
> Du volume à la peinture


Lundi 10 mardi 11 mars 2014
> La tête au carré

SCOLAIRES // COLLÈGE &LYCÉE


Jeudi 10 avril 2014 // 3e9 collège Jacques Prévert, Andrézieux-Bouthéon
> Bilan de la visite-atelier au Musée


Vendredi 31 janvier 2014 // 1e arts appliqués lycée Honoré d'Urfé, Saint-Étienne
> Abstractions USA

SCOLAIRES // ÉCOLES PRIMAIRES


Vendredi 7 novembre 2014 // CM1 école Jean Macé, Saint-Priest-en-Jarez
> La ligne et la couleur dans l'espace

 

  
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